vendredi 17 février 2012

La plume

J'ai 6 ans et je trace des lettres sur un cahier d'écolier avec une plume Sergent-major. Je trempe la plume dans l'encre violette de l'encrier en porcelaine.
Que de soucis avec la plume, il y a souvent de l'encre entre mes doigts et la feuille. La plume gratte le papier lorsque j'appuie trop fort et puis des pâtés apparaissent sur la page.
Mais quelle joie de voir l'écriture ronde et hasardeuse devenir lisible, plus rapide et élégante.




J' ai 15 ans et j'écris des mots sur des feuilles de classeur avec un bic. Les pleins et les déliés ont disparu, ils ont laissé place à une écriture plus libre, moins précise et surtout moins appliquée.

J'ai 20 ans et j'écris  avec un stylo-plume. je ne trempe plus la plume dans l'encrier mais je place des cartouches d'encre dans le stylo.

Depuis je n'ai jamais cessé d'écrire avec une plume. Est-ce le parfum de l'enfance ? Est-ce l'émotion liée aux premiers mots écrits ? Est-ce la couleur si particulière de l'encre violette que l'on ne trouve que dans les écoles d'autrefois ? je ne sais pas.

Je suis à la retraite et j'écris avec un magnifique Montblanc, cadeau de mes collègues de travail.





"On ne revient pas de certaines impressions de l'enfance. Elles fixent la couleur de l'âme " Jean Guehenno

dimanche 12 février 2012

Le jambon persillé

Des générations de cuisinières ont noirci des cahiers de recettes, ajoutant de nouvelles pratiques aux anciennes.
Aujourd'hui, je lis la recette qui a fait la réputation de la Bourgogne : le jambon persillé et je ne résiste pas au plaisir de vous la confier.


trouver sur le net



 1kg d’épaule de porc salée et 500 gr de noix de jambon salée à faire dessaler la veille
dans de l’eau régulièrement changée
400 gr de couenne

2 litres bouillon de volaille ou bouillon de boeuf

2 pieds de porc
1 pied de veau
5 gousses d’ail
1 poireau
3 carottes
3 oignons
1 tige de céleri
5 tiges d’estragon
Tiges de persil
3 tiges de cerfeuil
6 baies de genièvre
4 clous de girofle
1 bouquet garni

A rajouter au hachis
300 gr de persil haché
10 gousses d’ail hachées
5 cl de vinaigre de Xérès
5 cl de vin de Bourgogne rouge ou blanc


Réalisation

Mettre à chauffer l’épaule et la noix de jambon avec aromates dans le vin, ajouter le bouillon, la couenne, les carottes, les oignons, le poireau, les fines herbes et les pieds de porc et de veau pendant 2 à 2H30.
Ne pas saler le bouillon, adjoindre la moitié du vinaigre.
Après la cuisson, retirer la viande, la couenne et les pieds de porc et de veau, puis le jus de cuisson.
Hacher les pieds désossées et la couenne et mélanger avec le persil et l’ail hachés. Assaisonner et verser le reste du vinaigre.
Passer la cuisson au chinois étamine et maintenir à température (40° à 50° C).
Dresser en alternance la viande, la couenne et le persil dans un saladier.
Terminer avec une couche de persil d’un demi-centimètre.
Verser le bouillon après avoir rectifié l’assaisonnement (n’hésitez pas à rajouter du vinaigre si nécessaire)
Retourner une assiette sur la préparation puis presser à l’aide d’un poids de 2 à 3 kg et conserver au frais durant 24 heures

les vignes de Bourgogne au repos


" Joyeux enfants de la Bourgogne.....Nulle part au monde, l'esprit et la chair ne font si bon ménage qu'en vous " Gaston Roupnel

dimanche 5 février 2012

La neige

Cette nuit la terre s'est endormie sous une douce couverture que les flocons blancs ont brodé. Et dans le matin naissant, je regarde la neige de la nuit.

Le clocher de l'église, les toits des maisons, mon vieux banc de pierre sont ouatés. Le jardin est d'une blancheur éclatante, seules,  les boules rouges du houx apparaissent.





Le vent souffle dans le grand sapin, la neige glisse de ses branches et tombe sur le sol en pluie d'étoiles.
Tout est silence, même le temps semble somnoler. Le monde est ralenti, le coeur de la nature bat paisiblement et lentement.



La neige sympbolise l'hiver. J'aime ce moment de froid qui m' oblige à me blottir dans ma maison. La neige me force à faire une pause pour mieux me retrouver.
 Souvent, l'hiver, inspire ma vie.



"Et quand viendra l'hiver aux neiges monotones, je fermerai partout portières et volets"
 Baudelaire