lundi 5 mars 2012

Le panama

Il est 15h,  je jette un dernier regard sur mon miroir, il me renvoie le visage de Bogard, de Newman, de Sinatra. Qu'ils sont beaux avec leur panama. Je souris, maintenant mon image apparaît dans la glace, mon panama  bien posé sur la tête.


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Je pense à l'histoire de ce chapeau qui remonte en 1630, dont la fabrication reste inchangée depuis cette époque. Le panama n'est pas un chapeau, le panama est une matière. C'est une fibre de jeunes pousses de palmier. Le tissage est intégralement réalisé à la main et derrière chaque panama il y a la sueur et l'habileté d'une femme équatorienne .

J'aime ce chapeau pour sa finesse, sa légèreté et pour la fraîcheur qu'il procure.





Avant de sortir, je regarde une dernière fois dans le miroir et je me dis que dans chaque panama il y a la terre et le soleil de l'Equateur, l'orgueil et l'élégance de ces hommes et femmes qui donnent à ce chapeau une âme.

mardi 28 février 2012

Une réalité qui laisse songeur

Si on pouvait réduire la population du monde en un village de 100 personnes tout en maintenant les proportions de tous les peuples existant sur la terre ce village serait composé :

57 Asiatiques
21 Européens
14 Américains.
8 Africains

il y aurait :

52 femmes et 48 hommes
30 blancs et 70 non-blancs
30 chrétiens et 70 non-chrétiens
89 hétérosexuels et 11 homosexuels
6 personnes posséderaient 59% de la richesse totale et tous les 6 seraient originaires des Etats-Unis
80 seraient mal logés
70 seraient analphabètes
50 souffriraient de malnutrition
1 serait en train de mourir
1 serait en train de naître
1 posséderait un ordinateur
1 aurait un diplôme universitaire

Si l'on considère le monde de cette manière, le besoin d'accepter et de comprendre devient évident.
Prenez en considération ceci :

Si vous vous êtes levé ce matin avec plus de santé que de maladie, vous êtes plus chanceux que le million de personnes qui ne verront pas la semaine prochaine.
Si vous n'avez pas connu le danger d'une bataille, la solitude de l'emprisonnement, l'agonie de la torture, l'étau de la faim, vous êtes mieux loti que 500 millions de personnes.
Si vous pouvez aller à l'église sans peur d'être menacé, torturé ou tué, vous avez plus de chance que 3 milliards de personnes
Si vous avez de la nourriture dans votre frigo, des habits sur vous, un toit sur votre tête, vous êtes plus riche que 75% des habitants de la terre
Si cous avez de l'argent à la banque, dans votre portefeuille et de la monnaie dans une boîte, vous faites partie des 8% de personnes des plus privilégiés du monde
Si vos parents sont encore vivants et toujours mariés, vous êtes des individus réellement rares
Si vous lisez ce message vous ne faites pas partie des 3 milliards de personnes qui ne savent pas lire


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Auteur inconnu

jeudi 23 février 2012

Cuba

Des retraités se balancent dans des rocking-chairs, des jeunes gens promènent des oiseaux en cage, des chiens errent dans les rues, des femmes, assissent sur les trottoirs, brodent des nappes blanches,  des joueurs de dominos animent les rues.

je suis à la Havane.



je flâne dans les rues. Tout en regardant les façades des maisons ornées de grilles en fer forgé et d'arcades , des échos de musique salsa me parviennent., des éclats de voix aussi. Les cubains discutent " ou ? quand ? "  Pour se nourrir ou se déplacer, l'information est un élément de la débrouillardise cubaine.




j'arrive doucement devant le capitole, je me glisse à l'intérieur. L'air prend une odeur de sueur mêlée de rhum.



le capitole, aujourd'hui le ministère des sciences


Mes pas me mènent devant l'hôtel Ambos Mundos où descendait Hemingway. l'hôtel est superbement rénové.
Et puis le marché artisanal et la cathédrale m'accueillent avec toute la gentillesse des cubains. Plus loin encore, je découvre une immense place dominée par l'image emblématique du Che.



Tout à coup au détour d'une ruelle, Cayo hueso, un quartier encore inconnu,comme insoumis, loin des circuits touristiques, poussiéreux, pauvre et délabré s'offre à moi.;  Je suis dans la Havane, meurtrie, rongée par le sel, ballottée par l"histoire mais fiere de son passé.









Lorsque je quitte la ville, la chaleur écrasante est devenue plus légère. Je retrouve la lumière dorée qui rend Cuba si magique.


"Je peut dire que le pays qui a eu le plus d'influence culturelle à Cuba, après l'Espagne, fut la France " Castro