mardi 11 novembre 2014

L'argot des tranchées

11 novembre 1918, les cloches de toutes les églises de France sonnent à toute volée. 11 novembre 2014, 100 ans après, les français déposent une gerbe de fleurs au pied des monuments aux morts pour se souvenir de cette terrible guerre.

Photo trouvé chez mes grands- parents

Cette guerre, pour la première fois rassemble des hommes venus de tous horizons.Chacun parle la langue de sa région, le patois, mais au fils des mois, les  poilus ont inventé une langue originale: l'argot des tranchées.

le poilu se repose dans un plumard ou un pajot et quand il dort, il pionce dans son gourbi ou dans sa cagna. Une fois les ordres donnés, il se dépêche d'enfiler son falzar ou son forc. A ses panards, il met ses godasses, ses croquenots ou ses groles  Une fois habillé, il se dirige vers la roulante pour becqueter. Il tend sa galetouse dans laquelle le cuisinier remplit la bidoche accompagnée de fayots. Le poilu est heureux lorsqu'il reçoit le pinard tant attendu. Le repas se fini par un jus et pour le réchauffer, on ajoute un peu de gniole. Le buffet plein il peut aller retrouver sa Rosalie, sa fidèle baïonnette.
Le célèbre mot de Cambronne devient Dé.....z-vous.

trouver sur le net

Au front, le soldat fait connaissance de langues différentes et de nouveaux mots apparaissent : ,
ricains, fritz, ersatz, toubib, cash, bled, cafard, etc...

Après la guerre c'est toute la langue française qui s'en trouve changée.


lundi 3 novembre 2014

Novembre

Novembre, onzième mois de l'année, est là.
Il sait que l'on ne l'aime pas mais il s'installe accompagné des premiers brouillards. Grignotant la durée des jours, il annonce l'hiver.
Il sourit en regardant les arbres finir de se dévêtir en laissant tomber leurs feuilles sur la terre mouillé et lourde. l'herbe cache dans ses touffes épars les feuilles jaunissantes devenues silencieuses. Novembre jette ses brumes épaisses qui efface les jolies couleurs de l'automne. Il ne laisse aucun rayon de soleil éclaircir les sombres journées.


Novembre sent la vieillesse et la mort, la solitude et le silence, la tristesse et la mélancolie et on aime pas tous ces sentiments. Peut-être est-ce pour cela que l'on aime pas Novembre ?

Mais essayons d'apprécier ce mois qui prépare dans la plus grande modestie et le plus grand effacement les futures récoltent. Les blés sont semés, les jonquilles sont au chaud dans les jardinières, les colzas pointent dans les champs des plaines. Doucement, Novembre protège la germination des céréales, l'éclosion des fleurs jusqu’au printemps prochain.

Les blés d'hiver

 Novembre nous rend maussade. Pensons à la douceur de Noël

Voici que la saison décline
       L'ombre grandit, l'azur décroît
     Le vent fraîchit sur la colline
           L'oiseau frisonne, l'herbe a froid
Victor Hugo



mardi 28 octobre 2014

Sintra

Revenons Place Rossio et entrons dans la gare. Une des plus belle gare de Lisbonne construite dans les années 1890 pour permettre aux lisboètes de se rendre à Sintra. Les quais sont décorés de magnifiques médaillons.

La gare de Rossio

Intérieur de la gare

8 h , le train se met en route et quarante minutes plus tard j'arrive à Sintra. Cette petite ville, accrochée au flanc de la montagne, est enchâssée dans de très belles forêts.
L'excentrique Palacio da Pena semble sorti d'un parc d'attractions bien connu. Les personnages de contes de fées ont dû habiter ce château à la construction délirante. Les couleurs rouges, jaunes, roses, bleu courent sur ses murs, sans aucune harmonie.




Venez, le repas va être servi

Quel plaisir de se perdre dans les petites ruelles éclaboussées des dernières fleurs de l'été. Tout montre que nous sommes dans une petite ville portugaise: le linge aux fenêtres, les maisons blanchies à la chaux, les plaques de rues en azulejos bleus, le soleil, les églises où se pressent par minuscules grappes des petites vieilles en noir. Sintra toise encore aujourd'hui les visiteurs de toute sa hauteur et de sa beauté.



Bougainvillée


J'ai affectionné  la vie au Portugal qui a ce petit goût introuvable et indéfinissable qui n'appartient qu'à lui